Les coiffures traditionelles coréennes.
- Le 18/07/2013
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- Dans Corée du sud
Depuis que le confusianisme fut adopté comme règle sociale en Corée depuis le XVème siècle, les normes en matière de beauté devaient se différencier selon le rang social.
Les femmes coréennes de haut rang devaient respecter une certaine sobriété, puisque la modestie et l'humilité faisaient partie des valeurs confuséennes : une beauté trop éclatante et ostentatoire n'était pas convenable.
Comme elles ne pouvaient pas se maquiller (sauf pour les cérémonies de mariage), elles ont dû s'efforcer à prendre particulièrement soin de leur teint (d'où l'obsession d'avoir un teint parfait encore de nos jours ^^) et à cultiver plutôt une beauté intérieure : avoir un bon tempérament, la maitrise de soi, la délicatesse et la douceur, mais aussi savoir broder, lire et écrire faisaient partie des critères d'une future épouse idéale.
Les femmes coréennes issues des milieux populaires qui ne subissaient pas autant le poids de ces règles strictes, ou bien celles qui étaient hors du cadre social établi (courtisanes ou prosti*****), ont pu recourir aux maquillages ou aux habits de couleurs vives.
En revanche, quelles que soient les catégories sociales, les coréennes ont toujours su prendre soin de leur cheveux. Elles adoraient, depuis l’époque de Trois Royaumes (3e siècle avant notre ère - 7e siècle), utiliser desperruques-nattes avec des ornements à épingle.
Considérant que cette pratique était un pur gaspillage de temps et de ressources naturelles (or, argent, jade, corail…), l’état confucianiste de Joseon (le dernier royaume coréen, 1392~1905) a interdit l’utilisation de ces perruques-nattes décoratives, à partir de 16èmesiècle. Les femmes bravaient cependant cette interdiction, tout en diminuant le volume de la perruque et la quantité d’ornements à épingle !
Traditionnellement, aprés leur mariage, les femmes coréennes portaient leurs cheveux en une longue tresse qui était roulée en un chignon (le fameux "bun" qu'on retrouve aujourd'hui ^^) fixé par une longue épingle à cheveux, le Binyeo. Réservé aux femmes mariées, les demoiselles portaient quant à elles une longue tresse.
Photos Sulwhasoo magazine
La noblesse et la bourgeoisie portaient par exemple des Binyeo en or, en argent, en corail, en jade, en bambou, en os d’animal ou en corne.... tandis que les binyeo des classes plus populaires étaient généralement faits en bois.
Photo de JUNG Sung-Kap
Pour réaliser un chignon parfait, chaque femme possédait un coffret avec un miroir intégré et modulable appeléKyongdae.
Il s’agit d’un coffret portable avec des tiroirs et des compartiments, dans lesquels les femmes pouvaient ranger leurs affaires de toilettes et leurs bijoux. C’était un objet offert par la mère à une jeune mariée, et qu’une femme gardait toute sa vie durant.
Photo Sulwhasoo magazine
Ces coffrets étaient fabriqués en bois, et laqués pour qu’ils durent plus longtemps. Les plus beaux coffrets étaient décorés de nacres incrustées. Pour se coiffer, la femme s'asseyait devant ce coffret posé à même la sol de sa chambre, comme le montre cette image: